Tremblement de terre pour les uns, choc émotionnel pour d’autres, geste courageux pour beaucoup, l’annonce par Benoît XVI (2005-2013) de sa renonciation au pontificat, le 11 février 2013, a marqué sans conteste l’histoire de la papauté. Pour plusieurs observateurs, le geste “révolutionnaire“ de Joseph Ratzinger, premier pape de l’époque moderne à renoncer à sa charge, a ouvert la voie à ses successeurs. Pour certains, il a désacralisé la fonction, pour d’autres il l’a renforcée.
“Parler de la renonciation d’un pape, désormais, n’est plus tabou“. Cette confidence d’un cardinal qui participa au conclave de mars 2013 confirme que le précédent créé par Benoît XVI a changé les états d’esprit. Car, de fait, cette possibilité était inscrite dans le Code de droit canon qui précise uniquement que, pour être valide, cette renonciation doit être “faite librement“ et “manifestée“ par le pape lui-même. “Je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien“, déclara Benoît XVI le 11 février 2013 devant…
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