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L’Onu a tardé à faire de la résolution de la crise syrienne une priorité, estime Mgr Mamberti.

Face à l’enlisement de la crise syrienne, le secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats, Mgr Dominique Mamberti, a souhaité mettre la communauté internationale face à ses responsabilités, jugeant qu’elle réagissait trop lentement pour faire de la résolution de ce conflit une priorité, faute de courage suffisant. A l’occasion de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (Onu), le 1er octobre 2013, il a appelé cette institution à donner “une nouvelle vigueur à tous ses organes, mécanismes et procédures“.

Estimant que la communauté internationale avait manqué pendant “trop longtemps“ de courage “pour rendre prioritaire dans l’engagement international la résolution du conflit“ syrien, Mgr Mamberti a appelé les Etats à prendre leurs responsabilités. Il a particulièrement évoqué la “responsabilité de protéger” qui incombe à chaque Etat, regrettant qu’elle ait “parfois été comprise de façon erronée, comme si elle consistait en la justification d’un recours aux armes“. A l’inverse, cette responsabilité invite chaque responsable de nation “à ressentir comme siennes les graves crises humanitaires là où elles arrivent“ et à “s’engager afin que l’ensemble des mesures disponibles – diplomatiques, économiques, d’opinion…
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