Informé du passé sulfureux de Mgr Battista Ricca seulement après l’avoir nommé prélat de l’Institut pour les œuvres de religion (IOR) le 15 juin 2013, le pape François aurait fait part de sa “douleur d’avoir été tenu dans l’ignorance“ et de sa “volonté de remédier à la nomination“, a soutenu l’hebdomadaire italien L’Espresso le 18 juillet. L’auteur de l’article, le vaticaniste Sandro Magister, souligne qu’une “chape de silence“ a couvert au Vatican les affaires de mœurs homosexuelles qui ont impliqué le prélat italien au début des années 2000.
Avant de procéder à cette nomination – l’une de ses toutes premières au Vatican -, le pape François s’était fait présenter, comme le veut la coutume, le dossier personnel de Mgr Ricca et il n’y avait rien trouvé d’inconvenant, assure le vaticaniste Sandro Magister, ajoutant que le pontife avait aussi consulté des membres de la curie et qu’aucun d’entre eux n’aurait soulevé d’objections. Ce n’est qu’une semaine après la nomination de celui qui dirige également la Maison Sainte-Marthe, à l’occasion d’une rencontre avec des nonces apostoliques du monde entier à Rome, que le pape aurait eu connaissance d’antécédents du prélat…
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