Buonasera ! A peine élu, les bras le long du corps, visiblement impressionné par la foule qui l’acclame place Saint-Pierre, le cardinal Jorge Mario Bergoglio a immédiatement surpris et donné le ton. Au soir du 13 mars 2013, après avoir parlé de “fraternité“ et invité à prier pour son prédécesseur Benoît XVI, “l’évêque de Rome“ demande à son “peuple“ de prier pour lui. Dès lors, il était clair qu’il allait marquer la papauté d’un style bien à lui, sans pour autant que ce style soit affaire de communication.
100 jours ont passé et les réactions sont multiples. “Quand fera-t-il enfin le pape ?“, demande un habitué du Vatican qui verrait bien Jorge Mario Bergoglio intégrer enfin les appartements pontificaux et abandonner ses habitudes de “curé de campagne“. Les plus sévères demandent qu’il cesse de “faire l’aumônier de la Maison Sainte-Marthe“, lorsque les plus enthousiastes s’écrient : “enfin de l’air !“ Paradoxalement, les plus touchés par le nouveau pontife semblent parfois aux “périphéries“, ainsi qu’il aime lui-même définir ceux vers qui l’Eglise doit “sortir“ pour annoncer l’Evangile. Les plus récalcitrants sont souvent ceux qui ne parviennent à faire le deuil d’un pape…
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