Dans une longue interview publiée sur le site de l’Aide à l’Eglise en détresse le 9 mai 2013, le président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, fait le point sur la relation entre les juifs et l’Eglise catholique. Le cardinal Kurt Koch évoque notamment la légitimité théologique du peuple d’Israël à vivre sur sa terre et la position délicate des catholiques quant à l’évangélisation des juifs.
La création de l’Etat d’Israël en 1948 est perçue par les juifs comme l’accomplissement de la promesse biblique d’une terre pour ce peuple. Toutefois, prévient le cardinal en charge des relations avec le judaïsme, il convient de séparer “le sens théologique“ du sens politique de cet événement. “Il est vrai que la terre promise est partie intégrante de l’identité d’Israël“, reconnaît le haut prélat. Toutefois, poursuit-il, il faut distinguer cette promesse de sa “réalisation“ politique actuelle, vécue pour une “nakba, une catastrophe (en arabe, ndlr)“, celle de la perte de leur terre “par la guerre et les expulsions“. Pour les…
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