La longue histoire des conclaves apprend à se méfier des pronostics, mais le cardinal italien Angelo Scola apparaît comme l’un des grands favoris du conclave qui s’ouvre. Pour certains il serait trop âgé ou encore trop lié au mouvement italien Communion et Libération, mais Angelo Scola semble recueillir de nombreux avis favorables parmi ses confrères, essentiellement européens. Ce fils de chauffeur routier du Nord de la péninsule, adoubé par Benoît XVI qui l’a nommé en 2011 à la tête du grand diocèse de Milan, possède une expérience romaine acquise lorsqu’il fut recteur de l’Université du Latran. Autre avantage, cet intellectuel que l’on dit “efficace“ n’a pas mouillé dans les “affaires“ qui ont récemment agité la curie.