Dans la période charnière que connaît l’Eglise après la renonciation de Benoît XVI à sa charge, plusieurs voix s’élèvent en faveur d’un véritable renouveau au sein du Vatican. L’historienne et journaliste italienne Lucetta Scaraffia, qui coordonne le supplément féminin mensuel de L’Osservatore Romano, appelle ainsi de ses vœux une “réforme morale“ de l’Eglise. Dans une interview diffusée par Radio Vatican le 1er mars 2013, elle demande en termes forts “la purification“ au plus haut de l’institution et souhaite que la “corruption“ cède la place à la “méritocratie“.
Interpellée sur les grands défis de l’Eglise, Lucetta Scaraffia souhaite ainsi “la purification des charges élevées“ au sein de l’institution. Elle souhaite que soit réglé le problème de “la corruption“ et celui de “la pédophilie auquel il faut mettre fin avec sévérité“. C’est, aux yeux de la journaliste italienne, “un processus qu’a commencé Benoît XVI et qu’il faut poursuivre“. A la question de savoir s’il faut réformer la curie romaine, cette plume récurrente de L’Osservatore Romano explique qu’elle n’appelle pas à “une réforme institutionnelle“ mais à “une réforme morale qui va remplacer les gens corrompus par des gens qui ne…
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