Si la démission de Benoît XVI était inattendue, elle n’en était pas moins possible. De fait, dans un livre d'entretien paru en novembre 2010 - Lumière du monde - Le pape, l'Eglise et les signes des temps – il avait affirmé qu’un pape avait "le droit et, selon les circonstances, le devoir de se retirer" lorsqu'il en venait "à reconnaître en toute clarté que physiquement, psychiquement et spirituellement il ne peut plus assumer la charge de son ministère". Au moment des entretiens, durant l'été 2010, Benoît XVI affirmait alors : "Quand le danger est grand, il ne faut pas s'enfuir. Le moment n'est donc sûrement pas venu de se retirer". Visiblement de plus en plus fatigué ces derniers mois et après avoir travaillé sur des sujets délicats comme les scandales de pédophilie au sein du clergé, la réconciliation avec les fidèles lefebvristes, la transparence au Vatican, mais aussi la nouvelle évangélisation et l'annonce de la foi, Benoît XVI a décidé de passer la main. Un choix inédit depuis 7 siècles.