Dans un message publié en vue de la prochaine Journée mondiale des migrants et des réfugiés (13 janvier 2013), Benoît XVI réaffirme le “droit de ne pas émigrer“ par la recherche de conditions de vie dignes dans les pays d’origine des candidats à l’immigration, le 29 octobre 2012. Le pape évoque aussi le sujet “brûlant“ de l’immigration clandestine, reconnaissant la nécessité d’une “gestion régulée“ des flux migratoires tout en soutenant que la solution ne réside pas seulement dans la fermeture des frontières ou le durcissement des mesures à l’encontre des immigrés en situation irrégulière.
“Avant même le droit d’émigrer, il faut réaffirmer le droit de ne pas émigrer, c’est-à-dire d’être en condition de demeurer sur sa propre terre“, souligne ainsi Benoît XVI dans son message. Certes, le pape rappelle que “le droit de la personne à émigrer est inscrit au nombre des droits humains fondamentaux“ mais, reprenant des paroles de Jean-Paul II (1978-2005), il met en avant l’importance de tenir “sous contrôle les facteurs qui poussent à l’émigration“. “Aujourd’hui, en effet, nous voyons que de nombreuses migrations sont la conséquence d’une précarité économique, d’un manque de biens essentiels, de catastrophes naturelles, de guerres et…
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